Les Cormorans : Quand allons-nous nous en occuper ?

Les Cormorans : Quand allons-nous nous en occuper ?

Les cormorans, ces corbeaux de mer maléfiques, reviennent régulièrement dans les discussions, rappelant notre impuissance face à ce problème. Il est temps de prendre des mesures pour régler cette situation.

Un problème reconnu par tous

La majorité des pêcheurs, amateurs comme professionnels, ainsi que les pisciculteurs sont unanimes : il est nécessaire de détruire les cormorans présents dans nos eaux intérieures et de les classer comme nuisibles. Pourtant, la réponse des décideurs reste toujours la même : c’est la faute de la directive oiseaux. Mais quels sont les risques encourus par la France si elle se moque de cette directive ? Juste un avertissement de Bruxelles… Oulalalala ! Et ensuite une condamnation si elle persiste, oulalalala !

Question d’autorité

Et si la France décidait de défier Bruxelles en affirmant qu’elle se moque de l’avis des énarques bruxellois et de leurs lobbyistes écolos, oulalalala ! Ce serait remettre en question l’autorité de Bruxelles et de Strasbourg. La France, en tant que pilier de l’Europe, contesterait une décision européenne, oulalalalalalalalalala !!!!!!!!!

L’exception française

Alors que d’autres pays européens affirment qu’ils se moquent des décisions écolos-européennes car ils sont souverains sur leur territoire et que leur gouvernement est responsable devant le peuple, et non devant Bruxelles, cela ne pose aucun problème. Mais lorsque la France bute sur un oiseau noir ailé qui se reproduit de façon exponentielle et qui cause des dommages considérables à la pêche et à la pisciculture, rien ne se passe… Mis à part le sourire satisfait des écologistes béats qui sont heureux de voir de magnifiques cormorans sur les plans d’eau communaux, c’est si joli !

Des mesures prises, mais insuffisantes

Pourtant, chaque année, un arrêté ministériel fixe un quota de destruction de cormorans par département, aussi bien sur le domaine public que sur le domaine privé. Mais qu’en est-il du domaine privé ? C’est au propriétaire ou à son mandataire de faire une demande à la Direction Départementale des Territoires avant fin août de l’année en cours. Le problème se pose alors : qui est propriétaire de tous les étangs d’un département ? Le Conseil Général, VNF, des privés, des collectivités, des communes, des instituts publics, etc.

Une demande en demi-teinte

Certains propriétaires font effectivement une demande de régulation des cormorans pour préserver la faune piscicole, mais ils restent une minorité. Et si tous les propriétaires faisaient une demande ou si un organisme mandaté le faisait pour eux, avec un dossier complet et bien préparé ! Mais non, les pêcheurs se plaignent dans leur coin, les associations de pêche ne savent pas quoi faire, certaines font des demandes et n’obtiennent l’autorisation de tirer que sur 3 cormorans, alors qu’il y en a 200 qui ont mangé en moyenne 400g de poisson par jour, soit 80 kg par jour.

Une solution au niveau européen

La solution ne peut venir que de Bruxelles. Les pêcheurs doivent se mobiliser, exprimer leur mécontentement lors de l’Assemblée Générale de leur association, et demander à ce que ce mécontentement soit transmis aux élus locaux. Une directive européenne peut évoluer, il suffit d’avoir les bons arguments. Pourquoi le pigeon ramier est-il classé nuisible presque partout, même en zone d’élevage, là où l’absence de culture ne justifie pas ce classement ? Parce que le lobby agricole a réussi à démontrer et à quantifier les dommages causés à l’ensemble du pays.

Un appel à l’union

J’invite donc les présidents d’associations de pêche victimes des cormorans à se regrouper au sein d’une association qui réunirait les associations de pêche, les pisciculteurs et les pêcheurs professionnels. Ensemble, nous pourrons faire avancer les choses.

Agir à tous les niveaux

Ce combat ne doit pas seulement être porté par la Fédération Nationale de la Pêche en France, toutes les associations de pêche gérant des plans d’eau infestés de cormorans doivent agir de concert. Il faut adresser des demandes de destruction des cormorans à la préfecture, faire pression sur les municipalités et les bailleurs privés pour qu’ils demandent également l’intervention de l’État. Les chasseurs peuvent également apporter leur contribution en proposant de tirer les cormorans gratuitement.

Des chiffres alarmants

Les chiffres sont alarmants. Un cormoran ingère entre 400 et 600g de poisson par jour, soit en moyenne 180 kg de poisson par an. Dix cormorans représentent près de deux tonnes de poisson par an qui sont transformées en guano. La pêche de loisir est directement impactée, ce qui réduit son poids économique et fragilise l’économie touristique et le commerce.

D’autres menaces à prendre en compte

Mais le problème ne se limite pas aux cormorans. Les grèbes, bien que moins nombreux, se développent également et bientôt nous constaterons les dommages causés. Il est urgent d’agir.

Faire entendre sa voix

Il est temps de faire entendre notre voix. Les pêcheurs doivent exprimer leur mécontentement et demander des mesures concrètes. Nous ne pouvons pas accepter que nos plans d’eau soient vidés de leurs poissons par ces volatiles. Il est urgent d’agir.

Alors, réunissons nos forces, mobilisons-nous et faisons entendre notre voix. Car nos rivières et nos plans d’eau sont notre patrimoine, et nous devons les protéger pour les générations futures.

Gardez la pêche !

Source: Original Article